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Tatouage : Les préférences des filles et des garçons diffèrent

mardi 27 mars 2007.

WASHINGTON (AFP) - Plutôt à la cheville pour les filles et sur les bras pour les garçons, la vogue des tatouages touche plus d’un tiers des jeunes Américains tandis que le piercing, arboré par un adulte sur sept, est plus "démocrate" que "républicain", affirme une étude de dermatologues.

Aux Etats-Unis, 36% des 21-32 ans et 24% des 18-50 ans portent un tatouage, selon l’étude du docteur Ann Laumann, professeur à Northwestern University de Chicago, présentée cette semaine à l’occasion de la conférence annuelle des dermatologues à Washington.

Le piercing au nez, au sourcil, au nombril ou à la langue —autre que le classique percement du lobe de l’oreille qui touche 49% des femmes et 19% des hommes—, est arboré par 14% des 18-50 ans.

Le piercing est surtout féminin (72% de femmes) et il serait plus fréquent chez les sujets votant démocrate (16%) que républicain (8%), relève l’enquête, mais ce sont les indépendants (19%) qui en portent le plus facilement.

Autrefois apanage du soldat ou du marginal, la vogue du tatouage traverse désormais les courants.

"Dans le passé, les hommes portaient davantage le tatouage que les femmes. Dans les années 40 notamment, les soldats aimaient les tatouages patriotiques et +les maman je t’aime+", note Mme Laumann. "Mais aujourd’hui la tendance est devenue globale et il y a toutes sortes de motifs".

Chez les femmes, les tatouages sont plus petits que ceux des hommes et enjolivent d’abord les chevilles (27%), le haut du dos (25%), les reins (18%) et les hanches et les fesses (15%), affirme l’étude qui a interrogé 500 personnes de 18 à 50 ans.

Les hommes choisissent d’abord le tatouage sur le bras (75%), l’omoplate (34%), les jambes (25%) et les pectoraux (17%).

L’enquête montre toutefois que le tatouage, davantage que le piercing, est encore associé à "un comportement à risque", affirme la dermatologue. 58% de ceux qui portent un tatouage ont fait de la prison, 37% "ont arrêté de boire" et 14% "boivent" sans indiquer la quantité et 38% se sont déjà drogués.

Davantage que le tatouage, "le piercing traverse toutes les couches de la société", affirme encore le dr Laumann, soulignant que 40% des tatoués n’ont pas fini l’école secondaire, un pourcentage qui tombe à 19% chez ceux qui portent un piercing.

Les complications médicales sont moins fréquentes avec les tatouages (13%) qu’avec les piercings (23%) où les métaux peuvent provoquer des infections. Les piercings de la langue sont souvent responsables de dents cassées, prévient Mme Laumann.