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Ségo piégée par Gérald Dahan

mardi 13 février 2007.

PARIS (AP) - Après avoir piégé Zinédine Zidane et Raymond Domenech en se faisant passer pour Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy en personnifiant Pierre Palmade, l’imitateur Gérald Dahan a réussi à piéger Ségolène Royal en se faisant passer pour... le Premier ministre du Québec Jean Charest.

Dans son édition de vendredi, "Le Parisien/Aujourd’hui en France" précise que le canular a tellement bien fonctionné que, mercredi soir en arrivant à Domérat (Allier), la candidate socialiste à la présidentielle avait déclaré au millier de sympathisants venus assister au débat participatif : "Vous avez le bonjour du Premier ministre du Québec. J’étais avec lui à l’instant au téléphone ce qui explique mon retard".

"Cela a été assez long. Parce que Ségolène, comme tous les autres candidats en ce moment sont difficiles à joindre (...) Je l’ai eue au téléphone juse avant qu’elle ne monte sur scène pour son meeting", a précisé Gérald Dahan sur RTL qui a également diffusé un très court extrait de l’entretien téléphonique entre Ségolène Royal et le pseudo-Premier ministre de la Belle Province Jean Charest.

"Le Parisien/Aujourd’hui en France" explique que Gérald Dahan a sorti son plus bel accent québécois en se faisant pour Jean Charest et en tenant une conversation téléphonique qui aura duré onze minutes.

"La piéger comme ça, c’était le top. Ségolène, elle est très nature", déclare Dahan dans les colonnes du quotidien. Il précise qu’il lui a fallu passer les barrages successifs de dix personnes qui ont toutes cru reconnaître Jean Charest.

L’imitateur envisage de faire écouter l’intégralité de son "coup" lors de son spectacle au Théâtre du Gymnase à partir du 8 mars.

A l’issue d’un entretien avec le chef du Parti québécois (PQ, souverainiste) André Boisclair, au siège du Parti socialiste à Paris, Ségolène Royal avait expliqué lundi que ses "affinités" avec la province francophone étaient "conformes aux valeurs qui nous sont communes, c’est-à-dire la souveraineté et la liberté du Québec". Mardi, Ségolène Royal s’était efforcée de minimiser la portée de ses propos sur "la souveraineté et la liberté du Québec", alors que le Canada faisait part de son vif mécontentement.

Une petite phrase qui a fait bondir au Canada. "L’expérience enseigne qu’il est tout à fait inapproprié pour un leader étranger de se mêler des affaires démocratiques d’un autre pays", a lâché le Premier ministre canadien, le conservateur Stephen Harper. "Nous nous attendons à ce que le prochain président comprenne l’histoire que nous partageons et le respect qu’un tel partenariat important exige à l’égard du Canada et de la population canadienne".