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Patrick Dils pousse la chansonnette

mercredi 22 novembre 2006.

« J’me présente, je m’appelle Patrick, j’voudrais bien réussir ma vie, être aimé... ». Cette adaptation de la célèbre chanson de Daniel Ballavoine pourrait bien devenir le nouveau credo de Patrick Dils. Celui qui fut condamné, à tort, pour les meurtres de deux enfants perpétrés à Montigny-lès-Metz en 1986 et acquitté en 2002, à un nouveau but dans sa vie : faire un disque.

Une idée qui lui est venue lors de sa détention. A l’époque, deux jeunes musiciens de Rouen, bouleversés par son histoire, décident d’écrire Le Condamné à tort, un hommage à celui qui, tout au long de ses 15 années d’incarcération, a signé ses lettres « l’Innocent incompris ».

« Si la peine de mort avait encore existé en France à l’époque où Patrick a été jugé, il ne serait sans doute plus là. Je suis parti de là pour écrire le texte », explique Cédric Goueytes, le parolier.

Emu par la chanson, Patrick Dils a eu envie de l’interpréter lui-même, « sans prétention » tient-il à préciser. Pourtant, Dils n’en est pas à son coup d’essai : « En prison, j’avais participé à un groupe, Nobody’s Perfect, et finit par interpréter une chanson écrite pour moi, Patrick. Personne d’autre que moi ne pouvait y mettre autant d’émotion puisque c’est mon histoire. » Morceau choisi : « Je suis un condamné à tort, un condamné tiré au sort, mais le condamné n’est pas mort ». Effectivement, avec toutes ces années passées au violon, la musique, ça le connaît...

Pour cela, Patrick Dils entend s’investir « à fond » dans ce projet. « Je vais prendre des cours de chant à la rentrée. Rien n’a été calculé ni réfléchi. Mais maintenant, j’ai envie d’aller jusqu’au bout. Parce que je tiens à cette chanson. »

Mais, tandis que ladite chanson n’en est encore qu’au stade de maquette, Patrick Dils semble déjà faire son trou dans l’univers du showbiz : début 2006, il apparaissait en pleine page d’un magazine people au côté de Garou et quelques semaines après, il participait, en guest star, au tournage du clip du dernier single du rugissant Québécois. Pourtant, Dils ne semble pas courir après la célébrité : « Je ne demande rien, ce sont les gens qui viennent vers moi. Je suis toujours le même, un tout petit bonhomme, et j’entends le rester ».

Tant qu’on ne lui fait pas chanter Les portes du pénitencier...