ROME (AP) - Veronica Lario, pourtant réputée pour sa discrétion, est sortie de sa réserve pour exiger de son époux, Silvio Berlusconi, des excuses publiques après la révélation de déclarations douteuses qu’aurait faites l’ancien président du Conseil italien à d’autres femmes.
L’intéressé s’est excusé publiquement mercredi, affirmant qu’il n’avait jamais voulu la blesser. "Je te prie de m’excuser", écrit-il dans une lettre rendue publique par son parti, Forza Italia. "Ta dignité n’a rien à voir avec ça, j’y tiens comme à un bien précieux dans mon coeur, même quand je fais des plaisanteries de manière insouciante", précise-t-il.
Dans une lettre ouverte publiée mercredi par "La Repubblica" (un quotidien de gauche ouvertement opposé à Berlusconi), son épouse avait exprimé son vif mécontentement, estimant qu’il avait bafoué sa dignité de femme.
Veronica Lario, ancienne actrice et deuxième épouse de Berlusconi dont elle a eu trois enfants, réagissait ainsi à des déclarations que son mari aurait faites la semaine dernière à la fin d’une soirée de gala diffusée par l’une des chaînes de télévision de "Sua Emittenza".
"Si je n’étais pas déjà marié, je vous épouserais tout de suite" avait alors déclaré à une femme, selon des informations largement relayées par les médias italiens. "Avec vous j’irais n’importe où", avait-il lancé à une autre femme.
"Ce sont des déclarations que j’interprète comme blessant ma dignité (...) A mon mari et à l’homme public, je demande donc des excuses publiques, car je n’en ai pas reçu en privé", écrit Veronica Lario qui, depuis leur mariage en 1990, tenait un point d’honneur à rester dans l’ombre de son mari.