LYON (AFP) - L’AS Lyon-La Duchère, club de CFA2, aura le privilège de compter sur Crespo et Zidane pour affronter le FC Sochaux (L1), en 16e de finale de la Coupe de France de football samedi au stade Bonal, mais les deux Lyonnais sont des homonymes des internationaux français et argentin.
Loin des feux des projecteurs télévisuels, ces deux joueurs évoluent d’ordinaire devant la cinquantaine d’habitués qui supportent "La Duch" au stade de Balmont, situé dans le quartier du même nom du IXe arrondissement de Lyon, le samedi soir en championnat. Ils ont d’ailleurs peu de chance de faire trembler les filets adverses : ils jouent tous les deux en défense, contrairement à leurs homonymes attaquants.
Agé de 26 ans, Thomas Crespo, formé à l’Olympique lyonnais, avait rejoint dans un premier temps le FC Villefranche-Beaujolais pour signer ensuite à Lyon-La Duchère où il n’est titulaire que depuis peu comme milieu défensif, loin des avant-postes occupés par Hernan Crespo, l’Argentin de l’Inter Milan (1re div. italienne).
Nassim Zidane, de son côté, n’est pas le dépositaire du jeu de l’équipe lyonnaise comme l’était Zinédine au Real Madrid ou en équipe de France. Milieu défensif à l’origine, Zidane, 23 ans, a été reconverti comme arrière latéral avant de glisser récemment en défense centrale, où il semble se sentir à son aise malgré une taille modeste. Après avoir débuté la saison en réserve, il n’a cependant rejoint l’équipe qu’au bénéfice des blessures, des suspensions ou encore du départ de plusieurs joueurs cet automne.
Ces départs font suite à celui de dix-neuf éléments cet été, au terme d’une saison conclue par la relégation de Lyon-La Duchère de CFA en CFA2. Le changement d’entraîneur, opéré en octobre en raison du départ d’Alain Moizan pour un club de D2 algérienne, lui a aussi été bénéfique.
Rêvant à l’exploit sans se prendre pour des vedettes, Crespo et Zidane chercheront surtout samedi à prendre plaisir et à faire du mieux possible dans l’enceinte du stade Bonal de Montbéliard. Une manière, pour eux aussi, de sortir de l’anonymat malgré leur nom célèbre.